Le Programme de solidarité sociale s'adresse aux Québécois dont les contraintes sévères à l'emploi, liées à l'état de santé physique ou mental et attestées par un rapport médical, sont durables ou permanentes. La prestation est plus élevée que celle de l'aide sociale, mais elle laisse peu de marge quand survient une dépense comme un appareil défectueux, un déménagement ou une aide technique non couverte.
Cette page explique comment un prêteur perçoit ce revenu, ce qu'il faut vérifier auprès du ministère, quelles aides liées au handicap consulter avant d'emprunter et comment se protéger. Le site n'accorde aucun prêt et ne présente aucun prêteur comme fiable.
Un revenu stable mais calculé au plus juste
Pour une institution financière, une prestation de solidarité sociale a un avantage : elle est régulière et ne dépend pas d'un employeur. Mais son montant est fixé pour couvrir les besoins essentiels. Une mensualité de remboursement se prend donc directement sur le loyer, la nourriture ou les médicaments. C'est pourquoi beaucoup de banques et de caisses refusent un prêt personnel classique, même à un client au dossier propre.
Les prestataires de longue date peuvent devenir admissibles au Programme de revenu de base, qui verse un montant plus élevé et assouplit certaines règles. La page emprunter avec le revenu de base traite de cette situation.
Règles du programme à vérifier avant d'emprunter
La prestation dépend de vos revenus et de vos avoirs, avec des exclusions et des seuils précis. Avant d'accepter une somme, qu'il s'agisse d'un prêt, d'un don ou d'une indemnité, demandez à votre agent ou à votre centre local d'emploi comment elle sera traitée. Gardez une trace écrite de toute entente de prêt avec un proche.
Une somme non déclarée peut mener à une réclamation du ministère, remboursée par retenue sur les prestations futures. Combinée à un prêt en cours, elle peut rendre le budget intenable.
Les prestations spéciales
Le programme prévoit des prestations spéciales pour certains besoins : frais liés à la santé, à certains équipements ou à des situations particulières. Renseignez-vous avant de financer une dépense à crédit : elle pourrait être couverte en partie.
Les aides liées au handicap à consulter d'abord
- Le crédit d'impôt pour personnes handicapées, au fédéral, qui ouvre aussi l'accès à d'autres mesures.
- Le régime enregistré d'épargne-invalidité (REEI), qui peut recevoir des subventions et des bons fédéraux, y compris pour les personnes à faible revenu. Vérifiez auprès du ministère comment il est traité dans le calcul de votre prestation.
- La Prestation canadienne pour personnes handicapées, une prestation fédérale récente destinée aux personnes admissibles au crédit d'impôt pour personnes handicapées.
- Les programmes d'aides techniques et d'adaptation : certaines aides à la mobilité, à l'audition ou à la vision, ainsi que l'adaptation du domicile ou du véhicule, relèvent de programmes publics. Votre CLSC ou l'établissement qui vous suit peut vous orienter.
Les démarches prennent du temps, mais elles réduisent souvent le besoin d'emprunter de façon durable.
Si un crédit reste nécessaire
Commencez par l'institution où votre prestation est déposée chaque mois. Un petit prêt sur une courte durée, ou un prêt garanti par une épargne, est parfois envisageable. Évitez les avances de fonds sur carte de crédit, qui portent intérêt dès le premier jour.
Au Québec, comparez le taux de crédit, l'équivalent du TAEG ou de l'APR, ainsi que les frais en dollars et le total à rembourser. La Loi sur la protection du consommateur impose des obligations renforcées au crédit à coût élevé, notamment l'évaluation de la capacité de remboursement, et les commerçants prêteurs doivent détenir un permis de l'Office de la protection du consommateur.
Check-list avant de signer
- Avez-vous vérifié si une prestation spéciale ou un programme d'aides techniques couvre la dépense ?
- Savez-vous comment la somme empruntée sera traitée par le ministère ?
- La mensualité laisse-t-elle de quoi payer loyer, nourriture et médicaments ?
- Le prêteur est-il une institution réglementée ou un commerçant titulaire d'un permis de l'OPC ?
- Le contrat indique-t-il le taux de crédit, les frais et la durée ?
- Avez-vous refusé les assurances facultatives, souvent assorties d'exclusions pour les problèmes de santé existants ?
Protection juridique et décisions financières
Certaines personnes prestataires ont désigné un mandataire ou bénéficient d'une mesure de protection, comme une tutelle. Dans ce cas, un contrat de crédit peut nécessiter l'intervention du représentant légal. À l'inverse, un proche qui gère vos finances ne peut pas emprunter en votre nom sans en avoir le pouvoir. Si vous vous sentez poussé à signer un prêt ou à prêter votre carte, parlez-en à une personne de confiance, à un organisme de défense des droits ou au Curateur public du Québec.
Enfin, conservez une copie de chaque contrat et de chaque échange avec le prêteur ou le ministère. En cas de désaccord, ces documents facilitent une plainte auprès de l'Office de la protection du consommateur ou une demande de révision d'une décision.
Alternatives et soutien communautaire
- Les ACEF, pour un budget et une orientation vers les fonds de dépannage locaux.
- Les organismes de défense des droits des personnes handicapées, qui connaissent les programmes et aident dans les démarches.
- Les ententes de paiement avec Hydro-Québec, les fournisseurs et le propriétaire.
- Le microcrédit communautaire accompagné, s'il existe dans votre région.
- Le service 211, pour trouver l'aide alimentaire et les ressources de votre secteur.
Signaux d'arnaque
Les prestataires reçoivent des offres de « prêt garanti » par texto ou sur les réseaux sociaux. Refusez tout prêteur qui exige des frais d'avance par virement Interac ou en cartes-cadeaux, qui demande vos codes bancaires ou qui veut que votre prestation soit versée dans un compte qu'il contrôle. Signalez ces offres au Centre antifraude du Canada. Les pages financement à l'aide sociale, crédit abîmé au Québec et mini-prêt au Québec complètent ces informations.
Offres et prêteurs à comparer
- Desjardins — banque coopérative proposant des prêts personnels à ses membres et clients.
- Banque Nationale — banque proposant des prêts personnels ; comparez le TAEG et les conditions avant de signer.
- MicroEntreprendre — microcrédit accompagné pour les personnes exclues du crédit bancaire classique.
Liste indicative et non exhaustive d’établissements réels, sans lien commercial avec le site. Vérifiez l’agrément, le TAEG et les conditions avant toute demande ; ne payez jamais de frais à l’avance.
