La rentrée concentre en quelques semaines une série de dépenses pour les familles : fournitures, cartable, vêtements et chaussures, tenue de sport, calculatrice imposée au lycée, assurance scolaire, inscription à la cantine et au périscolaire, parfois une sortie ou un voyage à verser dès septembre. Pour un foyer avec plusieurs enfants, la note grimpe vite, surtout lorsque le budget de l'été a déjà été entamé.
Cette page porte sur les frais des écoliers, collégiens et lycéens. Les besoins des étudiants relèvent d'autres dispositifs, présentés sur notre page dédiée au financement des étudiants.
Les aides de rentrée à demander d'abord
L'allocation de rentrée scolaire
La CAF, ou la MSA pour le régime agricole, verse l'allocation de rentrée scolaire (ARS) aux familles dont les ressources ne dépassent pas un plafond, pour chaque enfant scolarisé de 6 à 18 ans. Elle est en général versée automatiquement en août pour les enfants de 6 à 15 ans déjà connus de la caisse ; pour un jeune de 16 à 18 ans, une déclaration de scolarité est demandée. Son montant varie selon l'âge de l'enfant. Vérifiez votre espace allocataire avant de chercher un crédit.
Les bourses de collège et de lycée
L'Éducation nationale attribue des bourses sous conditions de ressources aux élèves de collège et de lycée. La demande se fait auprès de l'établissement ou en ligne, à des périodes précises de l'année : un dossier oublié, c'est une aide perdue pour l'année. Les bourses de lycée peuvent s'accompagner de primes, par exemple à l'entrée en seconde ou pour certaines formations professionnelles.
Les fonds sociaux et les aides locales
- les fonds sociaux des collèges et lycées aident ponctuellement à payer la cantine, une sortie, du matériel ou des vêtements, sur demande auprès de l'assistante sociale ou du secrétariat de l'établissement ;
- beaucoup de communes appliquent une tarification sociale à la cantine et au périscolaire, calculée selon le quotient familial ;
- certains départements et régions financent manuels, ordinateurs ou équipements professionnels pour les lycéens ;
- le CCAS et les associations familiales peuvent compléter.
Réduire la facture de la rentrée
- Attendre la liste de fournitures de l'enseignant avant d'acheter, plutôt que d'anticiper.
- Réutiliser le matériel de l'an passé et échanger entre familles ou fratrie.
- Acheter d'occasion la calculatrice, les manuels non fournis ou la tenue de sport.
- Comparer l'assurance scolaire proposée avec votre assurance habitation, qui couvre parfois déjà la responsabilité civile de l'enfant.
- Demander à l'établissement l'étalement du paiement d'un voyage scolaire.
Faut-il emprunter pour la rentrée ?
Les frais scolaires reviennent tous les ans à la même date. C'est la grande différence avec une panne ou un soin imprévu : un crédit contracté en septembre risque de ne pas être soldé avant la rentrée suivante, voire avant Noël, ce qui crée un effet d'empilement. Si un mini-prêt est envisagé, il doit être court et rester exceptionnel. Mettre de côté une petite somme chaque mois à partir de janvier, même modeste, revient bien moins cher.
Un petit prêt peut se justifier pour une dépense ponctuelle importante, comme l'équipement d'un élève qui entre en filière professionnelle, ou en attendant le versement d'une aide déjà accordée. Les parents élevant seuls leurs enfants trouveront des aides complémentaires sur une page dédiée, et ceux qui préparent aussi les fêtes de fin d'année peuvent lire notre page sur le budget de Noël pour éviter le cumul.
Comparer les options de paiement
Le paiement en plusieurs fois proposé par les enseignes pour les fournitures ou l'informatique paraît pratique, mais il ajoute des prélèvements aux mois suivants. Pour tout crédit, comparez le TAEG, qui inclut intérêts et frais, ainsi que le coût total en euros. Le taux d'usure, publié chaque trimestre par la Banque de France, plafonne le TAEG. Écartez le crédit renouvelable : sa réserve se reconstitue et invite à réemprunter l'année suivante. Un délai de rétractation de 14 jours s'applique à la signature d'un crédit à la consommation.
Les solutions sans intérêt, quand elles existent, sont à étudier en priorité : voir notre page sur le prêt sans intérêt.
Si un financement est retenu, choisissez une mensualité qui laisse de la place aux autres dépenses de l'automne, comme les activités sportives ou le chauffage, et évitez de souscrire en même temps plusieurs facilités de paiement chez différentes enseignes.
Check-list de la rentrée
- Vérifier le versement de l'ARS ou faire la déclaration de scolarité pour les 16-18 ans.
- Déposer la demande de bourse de collège ou de lycée dans les délais.
- Demander le tarif social de la cantine et du périscolaire à la mairie.
- Contacter l'établissement pour le fonds social en cas de difficulté.
- Établir un budget de rentrée par enfant avant d'acheter.
- N'emprunter qu'en dernier recours, sur une durée qui se termine bien avant la rentrée suivante.
Arnaques et vigilance
Chaque été, de faux messages imitant la CAF circulent : ils annoncent une « prime de rentrée » à débloquer en saisissant ses coordonnées bancaires. La CAF ne demande jamais vos codes par SMS ou par courriel ; connectez-vous uniquement via son site officiel. Les faux prêteurs sur les réseaux sociaux, qui proposent un « prêt rentrée » contre des frais à régler d'avance, sont eux aussi des escrocs.
Si les fins de mois sont déjà difficiles ou si vous êtes inscrit au FICP, un nouveau crédit risque d'aggraver la situation. Un travailleur social de la CAF, du département ou de l'établissement scolaire peut aider à mobiliser les aides, et le microcrédit personnel accompagné reste une option encadrée.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Offres et prêteurs à comparer
- Prêt étudiant garanti par l’État — prêt garanti par l’État, sans caution ni condition de ressources, auprès des banques partenaires.
- Crédit Agricole — banque coopérative proposant des prêts personnels à ses membres et clients.
- Caisse d’Epargne — banque coopérative proposant des prêts personnels à ses membres et clients.
- Microcrédit personnel – La Banque Postale — microcrédit accompagné pour les personnes exclues du crédit bancaire classique.
Liste indicative et non exhaustive d’établissements réels, sans lien commercial avec le site. Vérifiez l’agrément, le TAEG et les conditions avant toute demande ; ne payez jamais de frais à l’avance.
